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Dans
la cabane, là-bas, tout en haut, le vieux s'était endormi. Il gisait
toujours sur le ventre. Le gamin, assis à coté de lui, le regardait dormir.
Le vieux rêvait de lions.
Le vieil homme et la mer.
Ernest Hemingway.
| La
Marie-Joseph
Les Frères Jacques
Ça nous a pris trois mois complets
Pour découvrir quels étaient ses projets
Quand le père nous l'a dit, c'était trop beau
Pour les vacances nous avions un bateau
D'un bond d'un seul et sans hésitations
On s'documente sur la navigation
En moins d'huit jours nous fûmes persuadés
Que la mer pour nous n'aurait plus de secrets
Le père alors fit preuve d'autorité
"J'suis ingénieur, laissez-moi commander"
D'vant le résultat on lui a suggéré
Qu'un vrai marin vienne nous accompagner
{au Refrain} |
Alors j'ai dit : "j'vais prendre la direction
Ancien marin, j'sais la navigation"
J'commence à croire qu'c'était prématuré
Faut pas confondre Guitare et Naviguer
Au bout d'trois heures de notre exhibition
L'un d'nous se r'lève avec stupéfaction
Car on s'était pas beaucoup déplacé
Rapport à l'ancre qu'on n'avait pas r'montée
Côté jeunes filles, c'était pas mal
Ça nous a coûté l'écoute de grand-voile
En la coupant Suzon dit : "J'me rappelle
Qu'un d'mes louv'teaux voulait de la ficelle" |
Pour la deuxième fallait pas la laisser
Toucher la barre ou même s'en approcher
Car en moins d'deux on était vent debout
"J'aime tant l'expression, disait-elle, pas vous ?"
Quand finalement on a pu réparer
Alors on s'est décidé à rentrer
Mais on n'a jamais trouvé l'appontement
Car à minuit on n'y voit pas tellement.
On dit : "Maussade comme un marin breton"
Moi j'peux vous dire qu'c'est pas mon impression
Car tous les gars du côté d'Noirmoutier
Ne sont pas prêts d'arrêter de rigoler !{Refrain:}
Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'la Marie-Joseph soit un bon bateau
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C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor
Aux copains d'abord |
Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord |
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Georges Brassens |
Pour
un enfant qui cherche
Extraits de Blessures d'Enfance - Yves Duteil
On ne sait pas toujours à quel point les enfants
Gardent de leurs blessures le souvenir longtemps
Ni comme on a raison d'aider à s'épanouir
Cette fleur dans leur âme qui commence à s'ouvrir |
Mais j'ai toujours gardé de ces années perdues
Le sentiment profond de n'avoir pas vécu
L'impression de sentir mon coeur battre à l'envers
Et la peur brusquement d'aimer à découvert |
On ne sait pas toujours à quel point les enfants
Gardent de leurs blessures un souvenir cuisant
Ni le temps qu'il faudra pour apprendre à guérir
Alors qu'il suffisait peut-être d'un sourire |
Moi qui rêvais d'amour de musique et d'espoir
J'ai attendu en vain ce geste ou ce regard
Mais quand un enfant pleure ou qu'il a du chagrin
Je crois savoir un peu ce dont il a besoin. |
Paroles de Patrick Richard
En arriver à dire " merci "
A ceux qui m'ont jeté la pierre
Avec tous leurs pavés, leurs cailloux
J'ai bâti... un escalier de pierre
Je l'ai gravi et j'ai grandi
J'ai vu plus haut que la haine
Grâce à eux j'ai pu voir de bien plus haut la vie
Et ça en valait la peine... |
La vie ne fait pas que du
bien
Le monde en est témoin
Mon bonheur est un rêve fou
C'est l'agneau couché près du loup |
En arriver à dire " merci "
A qui m'a mis plus bas que terre
Tous ceux qui m'ont traîné dans la boue
Ils m'ont appris... la force de se taire
J'ai cherché plus profond qu'un trou
Plus profond, j'ai découvert
Que le silence est la force des doux
Mais pas la gloire des cimetières |
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" Le sable est
fait pour que les enfants fassent des chateaux. Les châteaux des enfants
sont comme des rêves en partance faits de sable et d'eau. Toutes les
plages du monde ne suffiront pas à contenir tous les rêves des enfants
du monde" disait mon père...
"Ils peuvent couper les fleurs, brûler les arbres, tuer les hommes...
ils n'arrêteront pas le printemps. Le printemps est l'échec de la
barbarie ".
L'Enfant-Rire, Joëlle Miquel.
Le Chemin de Papa. Joe Dassin.
Il était un peu poète et un peu vagabond
Il n'avait jamais connu ni patrie, ni patron
Il venait de n'importe où, allait aux quatre vents
Mais dedans sa roulotte nous étions dix enfants
Et le soir, autour d'un feu de camp
On rêvait d'une maison blanche en chantant
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin |
Mais il ne nous écoutait pas et dès le petit jour
La famille reprenait son voyage au long cours
A peine le temps pour notre mère de laver sa chemise
Et nous voilà repartis pour une nouvelle Terre Promise
Et le soir, autour d'un feu de camp
Elle rêvait d'une maison blanche en chantant
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin |
Et c'est ainsi que cahotant à travers les saisons
C'est ainsi que regardant par-dessus l'horizon
Sans même s'en apercevoir not'père nous a semés
Aux quatre coins du monde comme des grains de blé
Et quelque part au bout de l'univers
Roule encore la vieille roulotte de mon père
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
C'est vraiment fatigant d'aller où tu vas
Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t'arrêter dans ce coin |
Mon vieux. Paroles et musique: Daniel Guichard - Jean Ferrat - M. Fricault, 1974.
Dans son vieux pardessus râpé,
Il s'en allait l'hiver, l'été,
Dans le petit matin frileux,
Mon vieux...
Y'avait qu'un dimanche par semaine,
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut,
Mon vieux...
L'été, on allait voir la mer.
Tu vois, c'était pas la misère,
C'était pas non plus le paradis.
Eh oui, tant pis...
Dans son vieux pardessus râpé,
Il a pris, pendant des années,
Le même autobus de banlieue,
Mon vieux...
Le soir, en rentrant du boulot,
Il s'asseyait sans dire un mot,
Il était du genre silencieux,
Mon vieux... |
Les dimanches étaient monotones,
On ne recevaient jamais personne.
Ça ne le rendait pas malheureux,
Je crois, mon vieux...
Dans son vieux pardessus râpé,
Les jours de paye, quand il rentrait,
On l'entendait gueuler un peu,
Mon vieux...
Nous, on connaissait la chanson,
Tout y passait: bourgeois, patron,
La gauche, la droite, même le Bon Dieu.
Avec mon vieux...
Chez nous, y'avait pas la télé,
C'est dehors que j'allais chercher,
Pendant quelques heures, l'évasion.
Je sais, c'est con...
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Dire que j'ai passé des années
À coté de lui, sans le regarder.
On a à peine ouvert les yeux,
Nous deux...
J'aurais pu, c'était pas malin,
Faire avec lui, un bout de chemin
Ça l'aurait peut-être redu heureux
Mon vieux...
Mais quand on a juste quinze ans,
On n'a pas le coeur assez grand
Pour y loger toutes ces choses-là
Tu vois...
Maintenant qu'il est loin d'ici,
En pensant à tout ça, je me dis:
J'aimerai bien qu'il soit près de moi,
Papa...
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